Chansons...
La Grève de Brighton
Rêvante un soir sur la grève de Brighton
Errante en vain rêvant d'Eve et des hommes
Je noyais ma vie dans l'écume
Vague à vague, une à une
Se mêlaient un peu nos émois
A Eve et moi
Assise au soir sur la grève de Brighton
Compagne noire autant d'Eve que des hommes
J'me traînais des tonnes de cafard
Etais-je venue là par hasard
Penser à Adam qui s'étonne
De voir Eve qui se donne
Errante au soir sur la grève de Brighton
Mourante amère auprès d'Eve et des hommes
J'ai quitté un soir la grève de Brighton
N'en pouvant plus ni d'Eve ni des hommes
J'ai quitté l'jardin des délices
Touché l’fond des abysses
J'avais plus le goût de rien faire
Dessus la terre
J'ai pris mon envol via l'Airport pour Boston
Laissant derrière et Eve et les hommes
"Je ne reviendrais plus jamais
Sur cette plage que j'aimais"
A moins qu'une vague ne m'éprenne
Et vers la rade me ramène
A L’heure dite (Chanson mise en musique
et chantée par mon amie Jessica Ochem)
A l'heure dite
Je m'y rends
L'humeur m'invite
Au sentiment
Le soir est tel
Que je m'attends
A voir en elle
Tout le penchant
Je me suis ap-
prêtée sereine
J'ai mis mon beau châ-
le de laine
Encore tout par-
fumé je crois
D'une chaude fra-
grance qui me va
Je me sens légère
Je pense
Au corps à la chair
D'une qui danse
Une malicieuse
M'obsédant
Une naufrageuse
M'envoûtant
M’envoûtant
M’envoûtant
Instrumental...
Je glisse dans
Les rues désertes
Dans ce dédale
Je volète
J’entends les pavés
Qui résonnent
Les pas des bottes
Polissonnes
Je glisse, je volète
Je chantonne
Il n’y a plus qu’elle
Et personne
Je relève un peu
Haut le col
De mon manteau
Et caracole
J’entends cliqueter
Boucles d’oreilles
Et mes bracelets
Tout d’or dorés
Est-ce l’air frais
Qui ainsi fait
Rougir mes joues
Ou mes pensées ?
A l'heure dite
Je me rends
L'humeur m'invite
Aux sentiments...
Le soir est tel
Que je m’attends
A goûter en elle
Les penchants
Je me sens légère
Et je pense
Au corps à la chair
D’une qui danse
Elle reviendra la tête basse
Elle reviendra la tête basse
Couverte de plumes et de poix
Derrière ton sourire qui s’efface
Une larme pointe et c’est l’effroi
Elle reviendra la tête basse
Chercher abri auprès de toi
Et toi ouvrant tes bras en croix
Bien sûr tu ne comprendras pas
Tu ne pourras plus la comprendre
Les mots ne lui suffiraient pas
Il faudra bien mon petit d’homme
Que tu l’apaises, que tu pardonnes
Elle reviendra la tête basse
Sur tes épaules la posera
Alors c’est sa main que tu lâches
L’amour fait parfois volte-face
Elle reviendra la tête basse
Soudain c’est le ciel qui flamboie
Tu as trop goûté sa disgrâce
L’amour est mécréant parfois
Tu ne pourras plus la comprendre
Les mots ne te suffiraient pas
Il faudrait bien mon petit d’homme
Qu’un jour tu ne pardonnes pas
Elle reviendra la tête basse
Cette lune de fiel finirait là !
Cantique de la Mal'Heure
Dernier regard,
Dernière plongée sur mon histoire ;
A peine un reflet au miroir
Qui m'dévisage sans savoir…
Ce dernier regard,
Et dernière stupeur au miroir ;
Que peut-il savoir que j'ignore
Alors qu'en moi tout vire de bord ?
Que tout s'efface !
J'aimerais qu'affronts, colères me passent,
De mes souv’nirs qu'on me délace,
De mon passé qu'il n'y ait trace.
Voici que l'aube,
Qu'une aube imparfaite s'étend,
Que ses clartés se réfléchissent
Tandis que vers l'ombre je glisse…
Viennent les rumeurs
De mes errances, ma déshérence,
Qui empoisonnent mes humeurs,
Tel un cantique de la Mal'heure
Dernier regard,
Sur ce visage qui m'est menace,
Qui scrute mes moindres défauts,
Qui me tourmente, qui me tracasse.
Dernier regard,
Au rouge à lèvres sur la glace
J'aimerais écrire de nouveaux maux
Et que les autres cèdent leurs places.
Voici que l'aube,
Qu'une aube impossible s'étale,
Que ses lueurs se réfléchissent
Tandis que vers l'ombre je glisse…
Viennent les rumeurs
De mes errances, ma déshérence,
Qui empoisonnent mes humeurs,
Comme un cantique de la Mal'heure.
Comme un cantique de la Mal’heure.